Jacob Ovgren

Jacob & BS Tail

L’artiste et skater suédois Jacob Ovgren de Polar Skate co. transforme ses pensées les plus bizarres et tordues en simple plaisir visuel lors de l’exposition “Sick Emotions X-ibit (SEX)” à la galerie Beach, Shoreditch, Londres.DG_Jacob_Ovgren

Ayant grandit dans une petite ville de Suède, Jacob Ovgren a déménagé à Malmö avec quelques amis quand il avait 16 ans. Aussi habile sur son skate que dans son “sketchbook”, ses croquis ont été remarqué par le fondateur de Polar, Pontus Alv, qui l’a invité à intégrer l’équipe artistique de la compagnie.PolarHangtime

Que ce soit pour la création d’une pochette d’album d’un groupe punk pour un ami ou pour trouver les concepts des nouvelles planches Polar, Jacob est constamment en train de mettre des idées dans son carnet à dessins. Quelques heures avant l’ouverture de SEX, sa première exposition à Londres, il a laissé Huck Magazine s’introduire dans son monde pour nous apprendre comment il a appris à dessiner pendant ses cours de mathématique et comment ses griffonnages deviennent des graphiques de skate.Ovgren's drawing

Hey Jacob. SEX, pourquoi ce nom?

La plupart des dessins sont très bizarres. J’essaie d’extraire certains sentiments troublant que nous avons tous, comme ces pensées tordues que tu as. Je sens le besoin de les dessiner parce que c’est extravagant. Je crois que la plupart des gens conçoivent ça comme “grotesque ou étrange”, mais je vous jure que chaque individus penses la même chose ou pire encore. Nous imaginons tous des choses curieuses sans jamais le dire à personne, sauf au psychiatre. Il y a plusieurs pénis et de la nudité, j’aime ce genre de choses là.

Intéressant, quand as-tu commencer à dessiner?

J’avais un professeur de math très relax qui me laissait dessiner pendant les cours quand j’avais terminer mes équations. Je faisais donc mes problèmes très vite pour ensuite passer le reste de l’heure assis à dessiner. J’étais très mauvais dans le cours d’art; j’ai fait l’école d’impression mais j’ai coulé parce qu’aussi tôt qu’on me demandait quelque chose je me disais, “bof!”. J’ai quand même appris beaucoup à l’école mais tout ce que je voulais faire était de la gravure et de la sérigraphie. Je me foutais totalement de tout le reste.

Es-ce que Polar a été ta première sortie en tant qu’artiste?

J’ai fait quelques couvertures d’albums et t-shirts avant Polar. Surtout pour des groupes de punk et quelques skateboards pour des petites compagnies de Suède. Je trouvais beaucoup d’inspiration dans les couvertures d’albums. Certaines étaient totalement folle. Il y en avait une avec un démon géant derrière une montagne avec une chaine dans ses mains, en avant il y avait un prêtre enchaîné en train de se noyer dans l’eau. C’est une super couverture! J’ai toujours fait ça dans mes temps libres; m’assoir et dessiner. J’ai toujours avec moi mon petit calepin pour y ajouter des nouvelles idées.

De là viennent tes idées pour les pièces de ton exposition?

Oui, la plupart étais des croquis. J’aime regarder un vieux calepin et y trouver quelque chose d’intéressant pour un dessin. Ensuite tu le transformes encore plus avec un ordinateur et tu te retrouve avec une illustration graphique. Il y a toujours quelques changements dans le processus. Quand je fais des oeuvres plus grandes et que je travaille sur un ordinateur, j’intègre plein d’idées dans le même document pour ensuite les mélanger ensemble. Je peux prendre un gars fumant un joint et un dessin d’auto, avec le recul on se rends compte qu’ils se marient bien ensemble. Sans comprendre la connection entre les deux et en y ajoutant d’autres pieces, la synergie prend forme.

Quand as-tu commencé à t’impliquer avec Polar?

Je pense avoir fait ma premiere illustration en 2012. Je connaissais déjà Pontus, un jour au skateparc, il a vu les dessins de mon calepin. Il venait tout juste de fonder Polar un an auparavant, nous avons donc commencé à parler d’illustrations pour voir ce qui serait le mieux. J’ai arrangé quelques croquis pour les styliser en bande dessiné et raffiner leurs lignes. J’ai aussi fait une planche vraiment discordante; c’est simplement une peinture à l’aquarelle que j’ai fait en 5 minutes. Ça semble être fait par un enfant et je l’aimais vraiment! Je l’ai fait parvenir à Pontus il l’a trouvait parfaite. C’est très divergent des autres mais le monde l’aime et moi aussi. J’essaie de faire des illustrations que les gars aime pour leurs planches, c’est leur nom qui est sur la planche, ils doivent donc être contents de ce qu’ils y trouvent.

Oui, absolument.

Habituellement je dessine tout le temps. Surtout pendant l’hiver quand il fait trop froid et qu’on ne peux pas faire de skate. Je me concentre sur mes dessins et j’en produit beaucoup pendant l’hiver, parce que pendant l’été je veux faire du skate. Comme je travaille à temps plein avec ça je skate pendant le jours et dessine le soir. Je travaille aussi beaucoup la nuit.

Es-tu dans le même genre d’état d’esprit lorsque tu dessines et quand tu skate?

Quand je fais de l’art je réfléchis beaucoup mais quand je skate je pense à rien. C’est très distinct. J’aime beaucoup de styles musicaux différents. Je peux écouter un chanteur pop suédois et ensuite du “black metal” de France. C’est très hétéroclite mais j’y trouve quelques chose de bien dans chacun. Certains mauvais groupes, j’écoute leurs chanson et il se peut que j’y déniche une bonne partie. J’en sais rien, c’est simplement d’essayer de découvrir ce qui est bon dans les choses habituellement j’en trouve.Nils Svensson

Traduction du texte de Giles Bidder dans Huck Magazine publier le 5 Mars 2014.

“Sick Emotions X-ibit (SEX)” s’est tenu du 27 Février au 23 Mars 2014 au Beach à Londres, 20 Cheshire Street, E2 6EH.

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